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dimanche 10 août 2014

6 mai 1918 - 18 mai 1918


Embarqué à quelques kilomètres, gare d'Invot, en partis à 22 heures où nous eûmes de l’eau pendant la marche. Arrivé le 6 mai dans la matinée, le train s’ébranla vers les 6 heures où dans la nuit du 6 au 7 nous arrivions vers la capitale. On arriva Formerie (Oise) à 18 heures où en débarqua quelques heures puis en étapes où en s’appuya une vingtaine de kilomètres ou en cantonna à Marlers dans la journée du 8. 
Le lendemain en fut cantonné à Vraignes ; à cette localité, en commença à se rappeler des souvenirs du département de la somme ou l’eau est rare et par une chaleur comme nous subissions en était privé de cette matière indispensable aux troupes. 
Le 10 en allait cantonné à Molliens Vidame, localité assez réconfortable, en y passa trois jours avec repos complet. 
Le 13, en fut cantonné à Soués, dans cette dernière, les habitants étaient plus aimables, en y resta que deux jours. 
Le 15, en vint cantonné à Méricourt Vimeux ou en y resta cinq belles journées. Les soirées se passaient assez bien, en allait rendre visite aux aviateurs. Les habitants très heureux de revoir les troupes françaises nous reçurent pour le mieux.

18 novembre 1918 - 29 novembre 1918

Je rejoins le dépôt d’équipement de Formerie –Somme- le 18 novembre 1918. En m’équipa à moitié. De là, en nous dirigea sur Ingelmunster –Belgique-, centre de ralliement de la 128e division.  J’y resta une huitaine de jours, employé comme gardien au logement des officiers rentrant de permission. 
De là, le 28-11-18, il fallut rejoindre le C.S.O. à pied. Ma première étape fut Audenarde, qui je fis accompagné du sergent Fercot ou en logea dans une caserne ou nous eûmes pas chaud. 
Le lendemain matin, ravitaillement pour une deuxième étape à Aphassel, ou la pluie nous arrosa pendant le parcours. En logea chez des sœurs de charité, heureusement qu’il y avait un bon feu ou l’on put se sécher.