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dimanche 10 août 2014

27 décembre 1917 - 22 février 1918

Le 27, de bonne heure, en quitta Void pour aller dans la direction de Baccarat. En passa par Toul, Nancy, Lunéville. De Nancy à Lunéville, rencontre en chemin de trois demoiselles que leur compagnie étaient des plus agréables, elles nous firent passer un bon moment. C’était ennuyeux qu’elles aient pas continués la route plus longtemps en notre compagnie. 
Arrivé à 22 heures à Baccarat, en alla coucher dans les casernes où sans couverture ni paille en eut vraiment pas chaud. le lendemain 28, en repris le chemin de fer pour rejoindre le dépôt divisionnaire où en resta que quelques minutes. Pour faire le trajet qui était court en arriva à destination le 28, après sept jours de voyage à Bertrichamp (Meurthe-et-Moselle). 
En y resta qu’une journée. le 29 en fut cantonné aux Bingottes (Est de Baccarat, à deux kilomètres de cette petite ville lorraine). Employé en équipe forestière, en faisait des stères de « bois de chauffage  pour l’armée », logé chez de braves gens. Au retour du travail, en avait de bonnes distractions, en riait beaucoup, de temps à autre, en allait jusqu’à Baccarat, où en y but de bons verres, en fit même quelques conquettes. Pendant cette quarantaine, en passa une partie de l’hiver assez tranquille où en repartit pour aller faire une autre coupe de bois à Baziens (7 kilomètres ouest de Baccarat) où en y fut cantonné le 13 février 1918.

23 mars 1918 - 6 mai 1918


Le 23, une décision me fit quitter les tranchées et le médecin m’évacua à l’infirmerie du régiment. J’y passa quelques jours assez tranquilles mais je souffrais. 
Alors dans la matinée du 25, le médecin m’évacua sur l’ambulance 226 puis sur l’H.O.E de Baccarat ; delà 24 heures, je fus [transporté] jusqu’au dépôt des éclopés de Rambervilliers à la date du 27 mars, où les soins laissaient à désirer. La nourriture était assez abondante, vu pour le nombre de malades. Traitement insuffisant pour ma maladie où j’étais inquiet. Une trentaine s’écoula sans être seulement en état de rejoindre le D.D. où je fus le 25 avril 1918. Pour le départ de Rambervilliers, en mis 48 heures. Pour aller à quelques kilomètres, en fit la vadrouille entre Luneville Baccarat sans être au courant où était notre D.D. . Enfin, par un hasard, en le trouva dans la journée du 25 à Mattexey (Me et Mlle). 
Le lendemain, à la visite, sans que le médecin s’occupe de ce que j’ai, il ordonne de me vacciner contre la vaccination antiparatyphique A.B. Voyez les bons soins. Il faut vraiment être à la mort pour que l’on vous soigne. Exempt de service, je m’efforce de me coucher au soleil pour me désennuyer en attendant qu’une décision m’envoie en permission. Mattexey, pays lorain de quelques centaines d’habitants N. E. de Seranville ou les paysans étaient des plus familiers.