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dimanche 10 août 2014

27 août 1917 - 28 septembre 1917


Le 27, en quitta Vouzy pour revenir à Pocancy par une pluie battante. Pendant deux jours que l’on y resta, en se prépara à partir pour une direction inconnue. En partit à 4 heures du matin en camions. le voyage se termina assez bien. 
A mi-chemin, en descendus pour manger, alors à 17 heures environ, en arrivait au faubourg Pavé « Verdun » ou il tombait beaucoup d’eau. Même à la descente, on avait de l’eau à 0m,15 centimètres. Logés dans des casernes, en y  coucha deux nuits puis en monta en lignes. En eux beaucoup de souffrances, a quelques kilomètres du point de départ, les marmites bôches venaient s’écraser tout près de nous. En couraient, baissant la tête, s’accrochant après des fils téléphoniques tombants dans le tranchée remplie de boue et d’eau, passant les crêtes, les pentes au pas de courses et en fit un parcours d’une quinzaine de kilomètres avec sac au dos. Fatigués, mouillés par l’eau, mouillés par le manque de force. En étaient fatigués que nous aurions pas pus aller beaucoup plus loins ! Arrivés ! 
Dans un abris assez réconfortant, en se coucha tout en se tenant en alerte « au sujet des gaz asphyxiants ». 
Le lendemain, en resta encore dans cet abri. Vers les 20 heures en reçu l’ordre de monter à Bezonvaux où en fut employé à creuser quelques boyaux de circulation pour permettre a nos camarades de franchir la partie de 2e en 1e ligne plus abrité. Mais pour participer à ces dûrs travaux, en passait un passage très dangereux : le ravin de la Soule, où il fallait franchir ce ravin d’une distance environnante de un kilomètre au pas gymnastique, souvent sous les rafales ennemies. Quelques uns y trouvèrent la mort. en fit cette mission jusqu’au 6 septembre. 
Le 7, je fus désigné par tirage au sort a aller réparer la passerelle de ce maudit ravin de la Soule. Cette nuit fut terrible. Nous eûmes un bombardement foudroyant pendant que cette relève s’effectua, ou la notre division montait pour attaquer, beaucoup de la 128e division y dormirent de leur dernier sommeil. 
Le 8 au matin « pointe du jour », elle s’élança sur les tranchées ennemies avec un élan remarquable, allant jusqu'à la troisième tranchée ennemi ou la division fit 800 prisonniers. pendant ces journées du 8 au 10 septembre 1917, en resta couchés pendant de longues heures sous le marmitage. 
Le soir du 8, vers 20 heures, en fut en 1e ligne pour porter aide aux fantassins, où nous eûmes beaucoup de pertes. Vers 4 heures, en fut relevé et de retour dans nos trous, ou nous étions à moitié abrité. 
Dans la matinée du 10, en porta quelques blessés, passant toujours par le ravin, marchant dans la boue jusqu’aux genoux et recevant encore les projectiles ennemies. il fallait franchir à une vitesse lente, nous étions très exposés, mais pour un blessé, en donne sa vie ! Ce trajet d’au moins trois kilomètres était très long. Fatigué, ayant presque rien mangés, en était a bout de force. Enfin, en s’en tira, relevés sans fusils équipement puisque pour porter les blessés en avait bien assez que de son corps. 
Le 11 au matin, je fus moi et bien d’autres chercher à quelques mètres de notre abri de quoi s’équiper pour retourner à l’arrière. J’eu vraiment pas de chance, après de si cruelles épreuves, je fus blessé à la tête « oeil gauche - joue droite » au « P.C. d’Alsace » ou en m’embarqua aussitôt sur l’ambulance de Souilly ou j’y fis un court stage, puis, envoyé à Neufchâteau. En m’extra les quelques densités qui m’avaient contusionnées. 
Je fus vite rétabli après de légères souffrances, puis, le 28 septembre, je partis en convalescence ou je passa quelques jours auprès de ma famille où j’étais très heureux d’avoir un peu de liberté. 

10 octobre 1917 - 21 octobre 1917


De retour vers le 10 octobre, je passa St-Dizier pour me faire équiper. Au bout de vingt quatre heures, je fus rejoindre le dépôt divisionnaire qui se trouvait en ce moment à Fays ou je fus affecté à la 4e compagnie le 11 octobre 1917. Je n’étais pas arrivé que je fus envoyé en équipe agricole. Employé dans une ferme à Fays, je laboura, je sema même un peu de blé. La propriétaire, une veuve de la guerre, était bien complaisante. Dinant chez elle, je m’y trouvait assez bien, couché dans un bon lit. 
Je pouvait tenir, j’y resta jusqu’au 20 ou en quitta Fays pour aller cantonner à Souhesme « près Verdun ». Le voyage en camion se termina assez bien, mais toujours la crainte de revenir a Verdun. en avait un peu peur de participer à une épreuve comme celle du 8 septembre.