Le 27, en quitta Vouzy pour revenir à Pocancy par une pluie battante.
Pendant deux jours que l’on y resta, en se prépara à partir pour une direction
inconnue. En partit à 4 heures du matin en camions. le voyage se termina assez
bien.
A mi-chemin, en descendus pour manger, alors à 17 heures environ, en
arrivait au faubourg Pavé « Verdun » ou il tombait beaucoup d’eau. Même
à la descente, on avait de l’eau à 0m,15 centimètres. Logés dans des casernes,
en y coucha deux nuits puis en monta en
lignes. En eux beaucoup de souffrances, a quelques kilomètres du point de
départ, les marmites bôches venaient s’écraser tout près de nous. En couraient,
baissant la tête, s’accrochant après des fils téléphoniques tombants dans le
tranchée remplie de boue et d’eau, passant les crêtes, les pentes au pas de
courses et en fit un parcours d’une quinzaine de kilomètres avec sac au dos.
Fatigués, mouillés par l’eau, mouillés par le manque de force. En étaient
fatigués que nous aurions pas pus aller beaucoup plus loins !
Arrivés !
Dans un abris assez réconfortant, en se coucha tout en se tenant
en alerte « au sujet des gaz asphyxiants ».
Le lendemain, en resta
encore dans cet abri. Vers les 20 heures en reçu l’ordre de monter à Bezonvaux
où en fut employé à creuser quelques boyaux de circulation pour permettre a nos
camarades de franchir la partie de 2e en 1e ligne plus abrité. Mais pour participer
à ces dûrs travaux, en passait un passage très dangereux : le ravin de la
Soule, où il fallait franchir ce ravin d’une distance environnante de un
kilomètre au pas gymnastique, souvent sous les rafales ennemies. Quelques uns y
trouvèrent la mort. en fit cette mission jusqu’au 6 septembre.
Le 7, je fus
désigné par tirage au sort a aller réparer la passerelle de ce maudit ravin de
la Soule. Cette nuit fut terrible. Nous eûmes un bombardement foudroyant
pendant que cette relève s’effectua, ou la notre division montait pour
attaquer, beaucoup de la 128e division y dormirent de leur dernier sommeil.
Le
8 au matin « pointe du jour », elle s’élança sur les tranchées
ennemies avec un élan remarquable, allant jusqu'à la troisième tranchée ennemi
ou la division fit 800 prisonniers. pendant ces journées du 8 au 10 septembre
1917, en resta couchés pendant de longues heures sous le marmitage.
Le soir du
8, vers 20 heures, en fut en 1e ligne pour porter aide aux fantassins, où nous
eûmes beaucoup de pertes. Vers 4 heures, en fut relevé et de retour dans nos
trous, ou nous étions à moitié abrité.
Dans la matinée du 10, en porta quelques
blessés, passant toujours par le ravin, marchant dans la boue jusqu’aux genoux
et recevant encore les projectiles ennemies. il fallait franchir à une vitesse
lente, nous étions très exposés, mais pour un blessé, en donne sa vie ! Ce
trajet d’au moins trois kilomètres était très long. Fatigué, ayant presque rien
mangés, en était a bout de force. Enfin, en s’en tira, relevés sans fusils équipement
puisque pour porter les blessés en avait bien assez que de son corps.
Le 11 au
matin, je fus moi et bien d’autres chercher à quelques mètres de notre abri de
quoi s’équiper pour retourner à l’arrière. J’eu vraiment pas de chance, après
de si cruelles épreuves, je fus blessé à la tête « oeil gauche - joue
droite » au « P.C. d’Alsace » ou en m’embarqua aussitôt sur
l’ambulance de Souilly ou j’y fis un court stage, puis, envoyé à Neufchâteau. En m’extra les quelques densités qui m’avaient contusionnées.
Je fus vite
rétabli après de légères souffrances, puis, le 28 septembre, je partis en
convalescence ou je passa quelques jours auprès de ma famille où j’étais très
heureux d’avoir un peu de liberté.
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