J’y resta qu’une huitaine où par un ordre je partis le 22 pour aller
au régiment comme renfort. Le 22 fut une terrible journée pour moi. Je fis un
parcours d’une trentaine de kilomètres « sac-au -dos » où j’arriva au
P.C. 11 Bouleaux à une heure assez tardive, fatigué, mouillé car il tombait de
la pluie en assez grande quantité. A peine arrivé il fallut pour me consoler
prendre la garde comme sentinelle 6 heures aussi le lendemain. Le 3 j’étais à
bout de forces. Heureusement qu’un ordre nous fit aller à l’arrière. Arrivait
dans un abri où en pouvait à peine logé un douzaine et nous [étions] au moins
18. Quelques minutes s’écoulèrent où en se reposait sur nos sacs, puis en
sortit dehors où un camarade trouva un coin pour quatre -quel bonheur-.
Aussitôt en y fut prit en se coucha où le sommeil fut profond.
Le lendemain, en nous réveilla que pour prendre le café qu’on nous
servit au lit, puis en dormit jusqu'à déjeuner sans se faire d’ennui. nous
restâmes quatre jours au repos sans faire le moindre travail, il nous fallait
bien cela pour nous reposer.
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